« J’ai toujours voulu être une femme libre »

Retour sur la projection du film “Freedom – le destin de Shewit” qui a eu lieu le 15 septembre dernier au cinéma Bio !

Vous avez été plus de 150 personnes à assister à la projection du documentaire « Freedom – le destin de Shewit », un grand merci de votre présence!

Le film – qui sort officiellement en salle mercredi 23 septembre – retrace le parcours de Shewit Tekie, un temps accompagnée par notre institution. Originaire d’Erythrée, Shewit prend le chemin de l’exil alors qu’elle est adolescente et arrive à Genève en 2015. Un parcours dangereux, en particulier pour les jeunes filles, raison pour laquelle elles sont si rares à emprunter cette voie.

A l’issue de la projection, Janette Cherak et Kévin le Fur – tous deux travailleurs sociaux à l’Hg – et Barbara de Bobès (directrice adjointe de l’Aide aux migrants) ont rejoint la réalisatrice Anne-Frédérique Widmann et Shewit sur scène pour parler de l’émancipation des femmes issues de l’asile.

Cette soirée a permis de réunir des collaboratrices et collaborateurs, des partenaires, ainsi que des personnes accompagnées par nos services. Parmi ces dernières, une dizaine de jeunes ont assisté au film. Elle et ils ont ensuite eu l’occasion de s’entretenir avec Shewit et certains sont même repartis avec un paraphe de la jeune femme sur le bras. Un joli moment de complicité et de rires 😊 

Morceaux choisis de la discussion

Shewit
Sur sa situation actuelle :
« Je suis une femme libre. Depuis toujours, j’ai voulu être une femme libre et indépendante. »

Sur les limites du système :
« Le système fonctionne comme un cercle vicieux : il faut gagner un salaire pour sortir de l’Hospice général mais pour obtenir un travail, il faut les bons papiers et quand on a un papier blanc*, on n’a pas le droit de travailler. »

Anne-Frédérique
Au sujet du cheminement de Shewit :
« Shewit est parvenue à gagner sa liberté sans se fâcher avec ses frères ou sa famille mais en les embarquant avec elle. »

Janette
Sur son accompagnement des jeunes filles qui résident à Saint-James :
« On leur montre le champ des possibles. Ça leur permet de prendre confiance et de voir qu’elles ont des choix. Elles sont très investies dans leur scolarité et se donnent vraiment les moyens d’avancer et de réussir.»

Kévin
Sur son travail :
« Après avoir travaillé avec Janette à Saint-James, je suis désormais au CHC des Tattes. C’est très différent. Il y a environ 400 résidents et l’accompagnement est moins rapproché qu’avec les jeunes. On fait du mieux qu’on peut pour intégrer les personnes en mettant en place des activités notamment sportives et culturelles  permettant de favoriser les échanges, le lien social et l’inclusion des résidents. On en tire une grande satisfaction en tant que travailleur social mais aussi en tant qu’être humain. »